H istoire de l'Independance de la Republic du Katanga

Katanga from the early days of the Free State it had been considered as a separate colony, administered from Brussels, and it was only in 1934 that it was brought under the authority of the Governor General in Leopoldville

Taillé de gueules et d'argent à la barre de sinople brochant sur la partition et accompagnée en pointe de trois croisettes monétaires (katangaises) mal ordonnées au naturel (couleur cuivre rouge).


drapeau katanga

1961 - Drapeau de la Republic du Katanga


Rouge pour le sol, vert pour la végétation, les 3 croisettes de cuivre, son principal minerai.

La situation financière catastrophique engendrée par le retrait des capitaux étrangers peu après l'Indépendance du Congo
(30 juin 1960) conduit le gouvernement de Léopoldville à puiser dans les réserves de devises générées par le Katanga, son coffre-fort. L'hémorragie atteint une importance telle que la majorité des nombreuses sociétés implantées au Katanga (minières, entre autres) ne  tolèrent plus. Elles réagissent rapidement. Il faut, coûte que coûte, empêcher le pouvoir central de rendre le Katanga exsangue.
Le 15 juin 1960, le Katanga décide de modifier la
Loi Fondamentale (*) afin de pouvoir procéder à la sécession du Katanga.

Enfin un ouvrage qui dit tout haut ce que pensent tout bas beaucoup de katangais et d'européens ayant vécu dans le passé au Katanga. Moïse Tshombe, qui proclama le 11 juillet 1960 l'indépendance du Katanga, est une grande figure mythique du Katanga. Pour une grande majorité des membres de la Nation katangaise, il demeure encore aujourd'hui le grand héros; l'homme dont la vision était juste, l'homme qui avait la bonne gouvernance, l'homme qui était différent de tous ces beaux parleurs politiciens que le Congo a connu depuis, de ces énarques formés dans des grandes écoles, dont l'idéologie derrière la belle sémantique est nuisible, faisant de sorte qu'ils ne sont pas les plus aptes à penser, à réfléchir et à imaginer, car ils leur manquent quelque chose de fondamental : le bons sens paysan, qui est la vraie intelligence à l'état brut. Moïse Tshombe, lui, était apte à tout cela.

Moïse Tshombe était noble et aristocrate, il était un prince impériale de la dynastie Lunda (Ruund), mais avant tout, il était noble et aristocrate dans le sens étymologique de ces deux mots : Aristocratie vient du grec « aristos kratos » ce qui veut dire "pouvoir excellent", et « noble » vient du latin « nobilis » qui veut dire « illustre, qui est d’un mérite éclatant ». Moïse Tshombe était un illustre homme politique, au pouvoir excellent et d’un mérite éclatant !

Il est vrai que Moïse Tshombe a été un homme fort contesté ; il représentait pour les uns un immense espoir, l’abjection et la trahison pour d’autres, ces derniers étant avant tout à l’époque des fervents supporters du Marxisme-Communisme, idéologie qui a aujourd’hui complètement fait faillite sur terre, soit ils étaient ou sont des supporters du Nationalisme Congolais, qui n'existe pas de nos jours, qui n'est qu'un mot creux, un mirage de l'esprit.

La vision d’une Confédération d’Etats, la vision des Etats-Unis Confédérés du Bassin du Congo, qu’avait Moïse Tshombe, était à son époque considérée comme "utopiste" et "idiot" par bon nombre de congolais, malheureusement l'histoire est là pour nous rappeler que ce sont toujours les médiocres qui qualifient d’utopiques les projets des intelligents qui voient plus loin que les autres. Et voilà que de nos jours, presque tout le monde crie au "fédéralisme" comme solution pour la crise congolaise. Rebonjour Moïse Tshombe !

Ce livre est un plaidoyer pour la réhabilitation de ce personnage illustre, qui était ni un capitaliste, ni un communiste, mais un « humanitariste ». Cet ouvrage lui rend justice et met en lumière le rôle néfaste que l'ONU a joué dans la sécession katangaise. A partir du 11 juillet 1960 ( indépendance du Katanga) jusque janvier 1963 l'ONU ne va cesser de combattre le Katanga, aussi bien politiquement que militairement. L'intervention de l'ONU au Katanga est unique dans son genre, car au Katanga l'ONU n'a pas respecté sa propre charte intérieure, en d'autres mots, elle a commis un acte illégal, tellement l'enjeu économique et politique était grand ! Les proches, amis et admirateurs de Moïse Tshombe attendent encore toujours des excuses et explications publiques de la part des hauts dirigeants des Nations Unies. Au Katanga, nous n'avons pas oublié, ni le rôle néfaste de l'ONU, ni le brillant Moïse Tshombe !

* Loi Fondamentale
Elle est mise en oeuvre le 19 mai 1960. Le Parlement central de Léopoldville comprend 2 Chambres dont une Chambre des Représentants élue au suffrage universel (137 membres) et un Sénat de 87 membres désigné par les Assemblées provinciales (à l'instar des Institutions belges). Les 259 articles d’importance inégale comportent un certain nombre de mesures transitoires pour amener à l'Indépendance du 30 juin 1960.
Si les schémas organisationnels apparaissent satisfaisants, l’ensemble du pays suit avec un certain retard. La situation ne cesse de se détériorer : l’autorité belge (très bridée) ne s‘exerce plus, les impôts ne rentrent plus. Faute de ressources financières, de nombreux employés sont licenciés et renforcent la cohorte des mécontents. Les militaires ne vont pas tarder à être "lâchés" également.
Il y a distorsion totale entre les administrations belge et congolaise qui, le 30 juin, "bombarde" des adjoints fantoches aux tâches qu’ils doivent assumer. D' importantes difficultés surgissent pour former le gouvernement congolais. Les élections de mai 1960 voient la victoire relative du MNC Lumumba.
Ministre des Affaires Coloniales, M. Ganshof Van der Meersch hésite entre Lumumba et Kasavubu. Après de longues et difficiles tractations, on aboutit à un gouvernement bicéphale : Kasavubu est élu chef de l’ État par 159 voix contre 43 alors que Lumumba est élu chef de gouvernement deux jours auparavant, par 74 voix pour, 1 contre, 5 abstentions et 57 absences de la Chambre, 60 voix pour, 12 contre et 8 abstentions au Sénat. Les ancestrales palabres ressurgissent.
C’est dans cette atmosphère de bousculade politique que l’ Indépendance est proclamée. Jusqu’alors, les luttes tribales sont contenues par la Force Publique dont le général Janssens garantit le loyalisme (à la Belgique). La sédition de la Force Publique aux mains des Congolais ne permet plus de contenir les forces explosives. C'est le chaos. Ce sont les émeutes et les massacres de juillet 1960.

La Sécession du Katanga est déclarée le 11 juillet 1960. Politiquement non viable, la Belgique la soutient cependant dans l'ombre. Le Katanga garde les noyaux techniques et les conseillers belges. Ils se mettent en bloc au service de "leur" pays d'adoption. Les jeunes qui sont nés au Congo, et plus particulièrement les jeunes katangais, s'engagent avec ferveur et conviction dans la Gendarmerie Katangaise ou la soutiennent. De partout, des hommes s'engageront sous les croisettes de la bannière katangaise contre les forces de l'ONU dépêchées sur place par le gouvernement central de Léopoldville. Mais, n'anticipons pas !
Le 11 juillet 1960 également, Moïse Tshombe s'autoproclame président du Katanga au micro du studio de Radio-Collège, (une station créée en 1946 par un professeur de sciences du collège Saint François de Sales, le
père Dethier, radioamateur passionné).
Il est élu président de État Indépendant du Katanga, avec l'assentiment tacite (*) de la plupart des gouvernements étrangers.
(*) La non reconnaissance de l’ONU empêchera la Belgique de l’appuyer autant que l’auraient voulu les groupes financiers. Il faut savoir que le Katanga produisait de la pechblende dont on tire l’uranium et le radium. Les Américains, gros consommateurs et principaux acheteurs ne voulaient pas de l’ Indépendance du Katanga sous l’égide de la Belgique. D’autre part la France lorgnait vers ce pays qui, 26 fois plus grand qu’elle, regorge de richesses minières incalculables. L’ONU refusa donc de reconnaître le Katanga et envoya même des troupes pour rétablir le régime de Léopoldville. En 1963, Moïse Tshombe devra reconnaître la fin du nouvel état.

Tshombe victorieux en rue

Moïse Tshombe
issu de chefs Lunda,
études chez les missionnaires,
devient président de la Conakat,
puis, maire à Élisabethville,
Président de État Indépendant
du Katanga.


On remarquera le
conseiller Belge au sein de la
Garde d'honneur du Président.

Tshombe victorieux tribune

Le Katanga prospère tandis que le Congo Léo se meurt. Débarrassé du marasme de la gestion de Léopoldville, soutenu par la collaboration de ses meilleurs éléments, ses richesses lui redevenant propres - au grand dépit du gouvernement central de Léo - Une exposition internationale est organisée par le nouvel état sur le terrain de l'ancien Musée(*) . Elle connaît un franc succès et donne l'occasion à la ville d'ouvrir de nouvelles rues, d'ériger de nouveaux bâtiments. L'Hôtel de Ville, face au Palais de Justice, est inauguré en grande pompe. C'est alors un  des plus hauts bâtiments d'Élisabethville et certainement le plus moderne de l'époque.
le Katanga vit une époque d'euphorie.
Très peu de temps cependant...

(*) Bref historique du Musée
1937 à 1960 - Arrivé au Katanga en 1936, Francis CABU, Docteur en archéologie de l'Université de Liège (Belgique), se fit l'année suivant l'obligation de présenter au public les récoltes de ses premières fouilles archéologiques (1936-1937). L'exposition eut lieu dans sa salle à manger. Ce fut la naissance du Musée d'Elisabethville. Cabu poursuivit ses missions, seul ou secondé notamment par Van De Brande et Anciaux de Faveaux. D'abord archéologiques, les missions s'intéressèrent d'années en années à d'autres disciplines au nombre desquelles l'Ethnographie. Les collections devinrent de ce fait à la fois nombreuses et diversifiées. Après onze déménagements successifs à travers la ville, Cabu eut finalement le 1er janvier 1946, le bonheur d'exposer ses collections de façon définitive dans ce qui fut baptisé officiellement "Musée Léopold II" et par le public "Musée Cabu".
1960 à 1970. En 1960, le Musée changea d'emplacement. Son terrain devant accueillir la "Foire internationale d'Elisabethville", les autorités décidèrent de construire un nouveau bâtiment à l'endroit actuel. Les collections gagnèrent le nouveau Musée en 1961 mais la guerre éclata aussitôt. Les troupes de l'Organisation des Nations Unies (ONU) transformèrent le Musée en caserne. D'importants dégâts furent causés. Le personnel du Musée parvint néanmoins à sauver une partie des collectons qu'il évacua à la Kipopo dans la région minière de Kipushi. La guerre prit fin en 1963. Les collections quittèrent la Kipopo et réintégrèrent le Musée. Celui-ci fut baptisé Musée provincial du Katanga. Le belge Roger De Poerk en fut nommé conservateur. Les efforts de De Poerk, appuyés en particulier par la "Société des Amis du Musée", aboutirent en 1967 à l'ouverture des deux salles d'exposition consacrées à l'ethnographie. Après ces réalisations, le Musée se mit à végéter.
1970 à 1986. En 1970 fut créé l'Institut des Musées Nationaux du Zaïre qui regroupa tous les musées existant au Zaïre. Le Musée provincial du Katanga prit le nom de Musée National de Lubumbashi et placé sous la direction du belge Guy De Plaen. De 1972 à 1977, le Musée de Lubumbashi fut doté d'importants fonds. Furent ainsi exécutés de grands travaux de restauration (réparation des toitures en particulier), effectués plusieurs compagnes de fouilles archéologiques et réalisées de nombreuses récoltes ethnographiques ; les réserves furent également réaménagées plus ou moins correctement ; enfin, cinq salles d'exposition furent ouvertes au public, deux consacrées à l'archéologie, deux autres à l'ethnographie et la cinquième à l'entomologie. A partir de 1978, le ciel s'obscurcit soudainement : les subsides se firent non seulement rares mais surtout dérisoires.
1986 à nos jours . En septembre 1986, Alphonse Simbi prit le relais de G. De Plaen. D'entrée de jeu, il dut affronter la situation héritée de son prédécesseur : modicité et irrégularité des salaires, absence de subsides de fonctionnement et d'investissement, délabrement du bâtiment, insuffisance et vieillissement du personnel, manque de produits d'entretien et/ou de restauration des collections. Bref, le Musée courait à la catastrophe. Face à cet état de choses, il entreprit aussi les autorités nationales et provinciales ainsi que les industriels et les commerçants de Lubumbashi dans l'espoir d'obtenir quelques fonds, habité par la conviction qu'un pays, une région ne peuvent se développer en dehors de leur culture, et décide de sauver l'un des dépositaires de sa culture, en vain...

foire 1961 Foire Internationale d'Elisabethville - transformation du musée en hall d'exposition en 1961.

documentation extraite de l'album de P. Navez hébergé sur le site ami
http://groups.msn.com/Elisabethville/foireinternationale.msnw

Les troupes de l'ONU constituées initialement de forces suédoises "investissent" le Katanga et plus particulièrement sa capitale. Ces troupes trouvent à Élisabethville l'équivalent des "délices de Capoue". Elles ne combattent pas et fraternisent très rapidement avec les jolies katangaises. Ainsi, on peut les rencontrer au Lido, en maillot de bain, batifolant avec l'ennemi, la mitraillette négligemment posée sur les bancs de la terrasse qui surplombe les jardins descendant vers la Lubumbashi. Cette situation de "gel des opérations" ne tarde pas à inquiéter Léopoldville. Elle en avise les autorités de l'ONU qui envoie alors un contingent de ghurkas.

Les soldats ghurkas sont loin d'avoir la même conception de l'art de la guerre que les suédois. Ce sont de véritables guerriers. Ils sont féroces et possèdent les vertus nécessaires pour remettre ce katanga au pas. Ils commencent par encercler la ville et la soumettent bientôt à un tir nourri de mortiers. La belle ville est bombardée ! Les plus beaux quartiers sont touchés. Des dizaines de villas subissent les explosions d'obus. Les combats sont sporadiques mais bien menés. La gendarmerie katangaise est pleine de bonne volonté et ses "affreux" infligent souvent, par la connaissance parfaite des lieux, des revers aux envahisseurs. Des "mayele" (ruses) seront utilisés afin d'obliger l'ONU à disperser ses forces. L'aviation katangaise utilisera au mieux son Fouga-Magister pour bombarder des pistes et des colonnes onusiennes. En vain. Certains quartiers d'Élisabethville seront défigurés par des tirs de mortiers parfaitement et savamment orchestrés pour toucher des objectifs civils. Des exécutions sommaires auront lieu sous le commandement de l'ONU. Les troupes katangaises ne peuvent indéfiniment se battre...

Au terme de deux années de guerre larvée, sous le nombre d'effectifs et la qualité de l'armement des forces de l'ONU, sous la pression énorme des politiques étrangères, les Katangais sont forcés de rendre les armes. Le Katanga Indépendant a vécu...

Une histoire émouvante racontée de l'intérieur, avec tant de vérité, sur cette période de troubles au Katanga est exposée sur le site incontournable de Tchamoûka, page :
http://www.tchamouka.net/index_fichiers/page67.htm

Analyse de Charles Zorgbibe, Président du comité éditorial de Géopolitique Africaine/African Geopolitics, où il apparaît que l'enjeu politique de la fin de sécession ne concerne pas seulement la Colonie et ses anciens colonisés.

La mise au pas du Katanga
Le 28 janvier 1961, par une lettre adressée à Dag Hammarskjöld, le président Kasavubu et le nouveau chef du gouvernement, le président du « Collège des Commissaires généraux », Bomboko, réclament, pour la seconde fois, l’assistance militaire de l’ONU pour réduire les « gouvernements de fait » provinciaux. Mais l’orientation politique du pouvoir central s’est modifiée après l’élimination de Lumumba : les gouvernants de Léopoldville n’entendent plus agir contre le Katanga, dont ils tiennent désormais le gouvernement pour « légal », mais contre les Exécutifs de la Province orientale et du Kivu, qui sont d’obédience « lumumbiste ». Le président Kasavubu demande que « les forces des Nations unies interviennent, au besoin par la force, pour rétablir les autorités légales dans leurs attributions ». La résolution du 21 février 1961 du Conseil de sécurité semble répondre exactement aux vœux de Léopoldville : les forces de l’ONU « pourront avoir recours à la force, si besoin est ». Mais la force, loin d’être utilisée contre le « gouvernement de fait » d’Antoine Gizenga, à Stanleyville (Province orientale), le sera, à partir des derniers jours d’août 1961, contre le « gouvernement légal » katangais de Moïse Tshombe.

L’adoption de la résolution du 21 février 1961 ouvre, en réalité, une seconde phase dans l’action des Nations unies. L’aggravation des risques de conflit interne à la suite de l’assassinat de Lumumba conduit le Conseil de sécurité à enjoindre aux « autorités responsables des Nations unies » de prendre immédiatement « toutes mesures appropriées pour empêcher le déclenchement d’une guerre civile au Congo ». Le 15 avril 1961, l’Assemblée générale, « gravement préoccupée par le danger de guerre civile », confirme la politique de l’Organisation. Le 25 août, Sture Linner, l’un des hauts fonctionnaires chargés de l’opération des Nations unies au Congo, déclare publiquement que « l’ONU soutiendra toute politique qui tend à faire rentrer le Katanga au sein du Congo ». De fait, une action coercitive est bientôt mise en oeuvre par la Force des Nations unies, le plan « Rumpunch » qui permet d’expulser, par surprise et sans effusion de sang, les mercenaires étrangers. À partir du 13 septembre 1961, les unités de l’ONU passent à l’offensive afin, selon le représentant de l’ONU au Katanga O’Brien, de réduire manu militari la sécession katangaise.

L’opération aurait dû aboutir à l’arrestation des membres du gouvernement du Katanga ; elle connaît un échec sanglant. La résolution du Conseil de sécurité du 24 novembre 1961 lève alors les ultimes équivoques : elle prévoit expressément l’usage de la force « contre les mercenaires » et permet d’entreprendre une action de grande envergure contre le Katanga. Celle-ci, qui se déroule du 5 au 18 décembre 1961, est cette fois un succès complet. L’ultime épreuve de force se jouera du 28 décembre 1962 au 21 janvier 1963 : les Nations unies, prenant pour prétexte des incidents suscités par la gendarmerie katangaise, parviendront à évincer Tshombe et à mettre fin à la sécession du Katanga.

L’intervention coercitive de l’ONU dans l’affaire du Congo revêt un caractère exceptionnel dans le monde divisé de la guerre froide. Elle résulte d’une conjoncture elle- même exceptionnelle : une fois passée la phase des anathèmes et des gesticulations sur la scène de la diplomatie publique, les deux « Supergrands » ont conclu une trêve sur le dossier du Congo, dont les « sécessionnistes » d’Élisabethville font les frais. Un très éphémère consensus soviéto-américain a permis, pour un temps, de tenir hors de la guerre froide ce Congo devenu un enjeu international.

Témoignages de la Indépendance de la Republique du Katanga

10fr katangais verso

Une anomalie scientifique entache cette belle pièce de 5 F en cuivre. Trouvé?

solution : les bananes poussent vers le haut

.

Monnaie katangaise de deuxième génération

Une coulée de cuivre, une centrale hydroélectrique, une croisette...
La richesse du Katanga et sa fierté.

Un site sur la devise katangaise : http://aes.iupui.edu/rwise/countries/katanga.html

1ère version du billet de 10 F
(coupure la plus utilisée)

On remarquera que ce billet
a été émis fin de l'année 1960
(1 décembre).
Il représente le Théâtre de la Ville.
De facture plus rustique que le billet qui suivra, il porte néanmoins la caractéristique de la majorité
des billets katangais : la figure
de son président.



Air Katanga

Document issu d'une série composée par
un spécialiste de l'aviation Katangaise

plaque minéralogique

D'autres infos sur la monnaie katangaise ? Voyez le site d'un fana http://kolwezikat.free.fr/numismat.htm
Des infos sur l'aviation katangaise ?
[email protected]

troupe au masque defile

Commentaires sur les photos ci-dessus :
Hans Bloemendaal (merci !) vit en Australie aujourd'hui. Il était au Katanga en 1961 et a tiré ces 2 photos d'une gendarmerie katangaise en fringant uniforme. La première photo montre une unité équipée de masques et qui défile sous la chaleur ! Quant à la deuxième photo, on y retrouve un peloton superbement équipé et encore sous la férule d'anciens militaires belges.

La fin d'un rêve !

Sous la pression de l'ONU
et par la voix de son Président Dag Hammarskjöld qui lui promet un statut indépendant, le Katanga entreprend de longues négociations afin de revenir dans le giron du gouvernement central. Moïse Tshombe ne peut tenir plus longtemps, il cède, malgré la forte résistance des Katangais qui s'opposeront aux exactions de l'ONU.

Livre Blanc (éditeur inconnu) édité au Katanga contre les exactions de l'ONU - très controversé !
Ce livre retrace les événements de septembre (l'attaque de la poste et le massacre de Radio Katanga)
ainsi que les évènements douloureux de décembre 1961.

Une adresse où l'on peut consulter ce livre blanc : http://users.skynet.be/christhel/katanga/livreblanc/

Le Katanga cesse la sécession le 17 janvier 1963 et revient dans le giron du Congo central.
Par une ironie propre à l'Afrique, l'ancien Président du Katanga, Moïse Tshombe, deviendra peu après Premier Ministre de ce même Congo qu'il aura voulu quitter.

Sur l'intervention des troupes de l'ONU au Katanga.
Les troupes de l'ONU ont été parachutées sur Élisabethville.
E'ville a été soumise à de nombreux pilonnages de mortiers lancés méthodiquement.
Ainsi, la plupart des quartiers ont été massacrés sans aucune raison stratégique.
Trop d'Evillois ont perdu la vie, leur bien, connu le feu. L'ONU est criminel.

En mémoire de Jean-Claude Lemmens, un copain croyant à l'idéal Katangais, mort sous les balles de l'ONU,
pas celles de Mobutu !




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